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Bernard BRÉMOND, Claude DUMÉZIL

L’invention du psychanalyste
Le Trait du Cas

ÉDITIONS ÉRÈS

« L’ouvrage présente un dispositif – le Trait du Cas – qui a pour but d’affiner l’analyse de ce qui détermine singulièrement le psychanalyste dans sa pratique. Au terme de contre-transfert, Jacques Lacan avait substitué celui de « désir de l’analyste », à quoi nous préférons la dénomination « désir d’analyste », pour insister sur l’implication personnelle inconsciente du psychanalyste dans la conduite des cures et sur les modalités singulières de l’insertion de ce désir dans sa structure psychique. Ce livre traite donc de clinique psychanalytique, si l’on veut bien entendre par là non pas une psychopathologie orientée par la psychanalyse, mais une clinique du psychanalyste. Si la dénomination en est « le Trait du Cas », c’est bien pour faire barrage à toute tentation de se réfugier derrière le cas en l’utilisant pour se cacher. Clinique de l’analyste donc, où le génitif objectif cède le pas au génitif subjectif: la cible du dispositif, c’est le sujet – (S barré) – chez l’analyste en fonction.

Le déploiement de ce dispositif dans une dimension collective n’est pas sans rappeler les réunions chez Freud de la Société du mercredi, au cours desquelles les pionniers de la psychanalyse inventaient la pratique de l’inconscient aussi bien que sa théorie à partir de leur expérience, de leur structure et de leur histoire personnelles. Aujourd’hui, une rapide consultation des titres des colloques et congrès prochains, et la lecture des programmes qui transmettent les questionnements des principales associations psychanalytiques, montrent l’insistance portée sur la nécessité de l’invention et de la réinvention de la psychanalyse: on ne saurait mieux témoigner de l’actualité de ce dispositif qu’est le Trait du Cas, tout entier centré sur « l’Invention du psychanalyste ».

Ce dispositif est proposé aux psychanalystes – quelle que soit leur appartenance institutionnelle ou d’école – qui veulent continuer à mettre à l’épreuve leur désir d’analyste, parce qu’ils ont pu faire l’expérience dans leur pratique, ou leurs contrôles, que ce désir n’est jamais garanti, qu’il s’agit de devenir analyste à chaque nouveau cas, c’est à dire qu’analyste on ne saurait le « rester », il s’agit chaque fois de le redevenir. Cette mise à l’épreuve est une condition pour garder vivante la découverte freudienne dans la conduite des cures, pour débusquer les résistances (du psychanalyste), et pour donner à chacun l’occasion de revisiter son rapport à l’éthique freudienne lorsqu’il a cessé sa pratique d’analysant.

C’est bien une mise au travail de l’inconscient du psychanalyste qui est visée par ce dispositif et son organisation en espaces transférentiels successifs, d’où résultent, pour chacun des participants, tout autant de déplacements de sa position énonciative: chacun y parle en son nom, la prévalence donnée à l’énonciation ménage la place de la surprise, et la permutation des places creuse un sillon propice au discours de l’analyste sans que la fonction n’en soit occupée par un seul. C’est cette expérience, « instituante » du psychanalyste comme la cure est « instituante » du sujet, que ce livre propose à la communauté analytique comme contribution à « l’advenir » de cette formation de l’inconscient en quoi « consiste » le psychanalyste. Dans l’après-coup des exigences princeps de la formation (analyse personnelle et cures contrôlées), le Trait du Cas s’inscrit dans la ligne des dispositifs lacaniens: c’est son originalité, si ce n’est sa singularité, de faire suite aux inventions du cartel et de la Passe, d’en reprendre les enjeux et le cap éthique en les déplaçant sur la pratique quotidienne du psychanalyste. Organisé en espaces-temps successifs – séminaires, cartels, séance publique -, il balise le parcours qui va de la psychanalyse en intension à la psychanalyse en extension. »

Claude DUMÉZIL

Le Trait du Cas
Le psychanalyste à la trace

ÉDITIONS POINT HORS LIGNE

Une psychanalyse, comment ça marche?

Comment devient-on psychanalyste?

Après Lacan, comme après Freud, tels restent les deux vecteurs qui orientent toute recherche psychanalytique.

En dehors de voies habituelles qui hiérarchisent la société, un cartel - Bernard Brémond, Claude Dumézil, Michel Gaugain, Bernard Tauber, Danielle Treton, Myriam Ziri - formé à partir du séminaire clinique de Claude DUMÉZIL, propose iciune approche originale de ces questions : le dispositif du "Trait du Cas".

De cette approche s'ouvrent aussi des perspectives nouvelles concernant la cure, les contrôles, la passe, les nominations, L'Institution analytique.